Je trouve que nous vivons une époque très exigeante et stressante et constate beaucoup de passivité chez les gens et cela même devant des absurdités, des injustices et des abus du pouvoir.
Il y a ceux qui se conforment à ce que le gouvernement, les médias leur disent, (et malheureusement il semble que ce soit la majorité.) et soyons clair le message qui a été/est véhiculé a une telle puissance de peur et d’anxiété que beaucoup de personnes sont sidérées par cette peur car elle nous touche au niveau du premier chakra (le chakra racine), c’est à dire la mort, la survie, cela active notre cerveau reptilien (instinct de conservation) et annule le préfrontal (raisonnement).
Et il y a aussi ceux qui voient toutes ces choses se faire, qui sont conscients que cela ne tourne pas rond mais ne font rien, d’une certaine façon ils se conforment aussi.
POURQUOI DEVIENT-ON PASSIF ET RENONÇONS-NOUS A NOTRE RESPONSABILITÉ ?
Pour plusieurs raisons, la première est que beaucoup attendent que quelqu’un fasse quelque chose. Il est bien probable que si un groupe de personnes décide de passer à l’action de manière frontale, beaucoup les suivront. Il y a plusieurs études sociologiques qui ont été faites à ce propos.( je ne peux pas rentrer en profondeur ici. n’hésitez pas, faites vos recherches de votre côté). Mais il semblerait que la personne moyenne se déresponsabilise dans un groupe. Apparemment, notre grand besoin d’appartenance et le regard de l’autre y serait pour quelque chose car la terreur la plus profonde de l’être humain est d’être jugé et exclu. En revanche, si le groupe passe à l’action il le suivrait. Cet effet est plus fort quand l’opinion publique soutient le groupe qui passe à l’action.
La deuxième, c’est quand les personnes qui sont conscientes touchent d’autres peurs par exemple celui du manque, représenté ici par par les amendes que nous sommes susceptibles de recevoir. Donc on a réussi à dépasser les premiers peurs comme la maladie et la mort mais on est retenu par une autre peur, celle du manque, qui est aussi très profonde et primaire. qui nous connecte inconsciemment à la précarité, la misère et finalement à la mort.
Donc, nous vivons des situations qui nous connectent à nos peurs les plus ancestrales: mort, souffrance, manque, regard de l’autre, exclusion (perdre l’amour des autres). Tout ça doublé de la culpabilité, “si tu ne fais pas … tu es un égoïste qui ne se soucie pas des autres” Le résultat est un cocktail inhibitoire de l’action.
Dans mon pays on dirait on nous tient par les c… (premier chakra).
Et à la fin, il y a très peu d’actions, même devant le fait de masquer son propre enfant, celui de chair et os et notre enfant intérieur.
QUOI FAIRE ?
Je l’ai déjà expliqué dans des articles précédents, que la révolte nourrit le système et je me rends compte que je n’ai pas été très claire. J’aurais dû insister et dire que la passivité aussi.
Être connecté à soi, travailler sur soi, voir ce qui est touché en soi par l’extérieur ne veut pas dire rester passif, tout accepter et ne rien faire.
QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ?
La révolte est un mouvement extérieur sans écouter notre intérieur, c’est une réaction.
Nous avons besoin d’un équilibre entre l’écoute de soi, l’intériorité et les actions justes. C’est une danse, un huit vertueux. Et parfois dire STOP, prendre des positions, peuvent être des actes extrêmement spirituels et respectueux de soi et des autres.
Je suis allée voir la directrice de l’école de mon fils, suite à cette conversation, aujourd’hui à l’intérieur de cette école on ne porte plus le masque. Cela a été facile, elle était déjà convaincue, mes paroles l’ont juste soutenue. Si cela n’avait pas marché j’aurais fait autre chose. Mais la passivité ne me semblait pas une option. Je n’ai pas crié, je ne me suis pas débattue. Je me sentais en paix et aligné avec mes valeurs et avec ma vision de la vie..
Si ce que nous vivons touche vos valeurs, cherchez la façon, votre façon, de passer à l’action juste et de sortir de la passivité. Prenez votre responsabilité, n’attendez pas que les autres le fassent, beaucoup d’entre nous sommes des défricheurs, des leaders et c’est à nous de faire le premiers pas. Celui que vous trouvez juste, j’insiste.
Ana Sandrea
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